ABBA, c’est bien sur Agnetha Fältskog et Björn Ulvaeus, Benny Andersson et Anni-Frid Lyngstad (Frida),
deux couples qui ont uni leurs talents musicaux en 1970. Vingt ans
après sa séparation, le groupe suédois continue de faire vibrer les
gens par leur musique qui ne se démode pas.
Le spectacle hommage que
nous offre ce groupe, reproduit fidèlement l’œuvre du quatuor
légendaire ABBA. Grâce aux jeux d’éclairage, la boule disco, les
costumes flamboyants des années 70, le public est plongé rapidement
dans l’euphorie des années disco. Les quatre chanteurs qui
personnifient ces deux couples réussissent à donner une bonne imitation
et à ressembler à leurs idoles. Katie Galston, Lucy Thatcher, Dave Miles, Robert Arnall,
font un excellent travail de reproduction d’un spectacle d’ABBA. Leurs
voix sont sensiblement similaires à ceux du groupe original, mais
parfois, j’avais l’impression que la musique était trop forte par
rapport aux voix.
Entre les chansons, ce quatuor en profite
pour interagir avec le public, pour les inciter à taper des mains, se
lever pour danser et ils en profitent également pour se taquiner
mutuellement, histoire de montrer qu’ils sont vraiment une vraie petite
famille sur scène. La plupart des dialogues sont en anglais, mais ils
tentent tous de nous démontrer qu’ils ont quelques connaissances en
français, ce qui est bien apprécié du public.
Au niveau
des costumes, les hommes sont tous vêtus de chemises rouges et vestons
blancs. Pour les filles, ce sont des changements de costumes fréquents,
entre le « jumpsuit » bleu, puis rouge, l’imperméable et chapeau noir,
et ensuite la mini-jupe bleue, puis rouge et finalement un bel ensemble
blanc pour terminer la soirée. Naturellement, les bottes hautes
jusqu’aux genoux, à gros talons sont de mise, pour recréer l’effet de
l’époque du disco.
En première partie, le groupe a débuté par le succès qui a fait connaître ABBA « Waterloo », suivi de « Ring Ring ». Par la suite, une de mes chansons préférées « Take a chance on me » a également entrainé les gens à taper des mains. Ensuite, ils ont enchainé avec « knowing me, knowing you » puis Katie a chanté en solo « SOS »
où les gens ont pu brandir dans les airs un petit bâton lumineux qui
leur a été remis sur leur table. Au tour de Lucy de chanter en solo
avec « honey, honey ». Elles ont quitté la scène par la
suite, pour laisser aux gars la chance de montrer leurs talents, avec
une chanson plus rock, « does your mother know ». À ce moment,
l’éclairage s’est transformé pour suivre le rythme de la musique.
L’envol du spectacle est donné. Les filles reviennent pour chanter « name of the game » et « Chiquitita » que le public adore. Un moment fort, à mon avis, du spectacle est la version de « the winner takes it all »
chanté par Katie seule accompagnée au piano par Rob. Une magnifique
voix nous est révélée. Puis, la chanson que tous attendaient « Dancing Queen »
nous ramène l’éclairage et la boule disco et tout le monde est debout
pour chanter et danser. La première partie prend fin avec « Voulez vous » et « money money money ». Une première heure qui se termine sur le party.
La deuxième partie, qui ne dure que 45 minutes, démarre avec « I have a dream » puis la fête amorcée en première partie reprend de plus belle avec des chansons plus rock, plus endiablées comme « summer night city », « I do, I do, I do, I do, I do » « Gimme Gimme Gimme », « Mamma Mia » et « Fernando », qui est également une de mes chansons favorites. Il y a même un moment de pur délice, où les musiciens Dave Miles, Mark Stratton, Anthony Coote et James Crofts
se donnent à fond dans des solos de guitare et de batterie très
endiablés. Puis en rappel, un medley de toutes les chansons du
spectacle est repris, pour terminer naturellement avec « Dancing Queen »
en rappel. En tout, pas moins de 23 chansons du répertoire de ABBA nous
ont été offertes pendant ce spectacle de plus près de deux heures.
Pour les amateurs d’ABBA (jeunes et moins jeunes) et ceux qui
s’ennuient des années du disco, ce fut une soirée magnifique que le
public a semblé bien apprécier.